Que fait l’Ordre des Infirmiers ?


Depuis quatorze mois d’existence effective, malgré les difficultés extrêmes qu’il doit affronter, l’Ordre a déjà beaucoup travaillé :

a) Sur le plan interne :

Il a constitué la base de son organisation, en installant matériellement la plupart de ses conseils. Il se dote des premiers moyens humains et techniques qui vont l’aider à mettre en œuvre sa gestion et toutes ses actions.

Dans notre règlement intérieur, élaboré de manière très participative, nous allons prendre dix engagements envers nos membres et nos conseils :
– maintien des valeurs de la profession,
– promotion collective,
– responsabilité,
– transparence,
– écoute,
– coopération avec nos partenaires,
– solidarité,
– compétence,
– efficience
– et cohérence.

b) Notre contribution aux politiques de santé publique et à la promotion de la profession infirmière

L’O.N.I. contribue désormais, activement et dans un esprit constructif, à toutes les réflexions sur les problèmes qui intéressent les infirmiers. Non seulement il rend des avis motivés sur tous les projets que le Ministère de la santé lui soumet, mais il mène lui-même des travaux et élabore des propositions sur des sujets majeurs : les pratiques avancées infirmières, les rôles des infirmiers en psychiatrie, en bloc opératoire, en maison de santé, des infirmiers coordonnateurs en EHPAD, des infirmiers sapeurs pompiers, des infirmiers de santé au travail…

Nous collaborons avec la Haute Autorité de santé au sein de nombreux groupes de travail spécialisés. Nous travaillons en étroite liaison avec les autres Ordres de professionnels de santé. Nous faisons entendre la voix des infirmiers de France au sein des organisations infirmières européennes et internationales où se débattent et s’élaborent les pratiques de demain.

Vous trouverez sur nos sites internet la liste déjà longue de ces travaux et coopérations. Ils s’étendront demain à une collaboration concrète avec les Agences régionales de santé. Nous sommes ainsi présents, pour la première fois de façon unifiée, sur tous les chantiers de la santé, pour y apporter la contribution de la compétence infirmière.

Enfin, nous venons de mener à bien l’une de nos obligations majeures : l’élaboration du Code de déontologie qui va donner à l’ensemble de la profession infirmière des repères éthiques appropriés aux problèmes croissants de son exercice aujourd’hui.

c) Les services rendus sur le terrain

Sur le terrain, l’Ordre doit d’abord, informer, accompagner, conseiller les infirmiers. Nos consœurs et confrères ont une grande demande sur ce plan. Ils sont souvent confrontés à des difficultés de toutes sortes, et ne savent où obtenir une réponse autorisée. L’Ordre sera leur référence dans tous les domaines de sa compétence.

Certes, il doit lutter contre les risques de mauvaises pratiques ou d’abus en tous genres : exercice illégal de la profession par des personnes non qualifiées, dangerosité de certains infirmiers, maltraitance de patients, refus de soins, fraudes, concurrence déloyale, etc.

Mais il doit aussi accompagner les collègues, les défendre contre des accusations excessives ou injustes, ou des violences, ou des pressions inacceptables. Ou encore exercer en leur faveur une solidarité financière confraternelle.

Ils trouveront ainsi auprès de leurs pairs un ensemble de services qualifiés qu’aucune autre institution ou organisation n’était jusqu’ici en mesure de leur apporter.

A quoi croyons-nous, en tant que responsables ordinaux, élus par nos
consœurs et nos confrères, et représentant l’ensemble de la profession ?
– à l’écoute et à la qualité, plutôt qu’au laisser-faire, laisser-aller ;
– à l’Etat de droit, et non à sa violation ouverte ;
– à l’honnêteté du débat, plutôt qu’à la polémique et la désinformation ;
– à la responsabilité politique, et non à la démission devant la démagogie ;
– au véritable respect des infirmières et des infirmiers, plutôt qu’à une
condescendance proche du mépris.

Que voulons-nous ?

Simplement faire notre devoir légal :
– contribuer à la santé publique et à l’excellence des soins ;
– servir nos consœurs et nos confrères dans le concret de leur exercice ;
– éclairer et préparer l’avenir de notre profession.

En effet :
– nous sommes porteurs, avec d’autres, de l’expertise infirmière, qui est essentielle pour le système de santé de notre pays ;
– nous la représentons démocratiquement ;
– nous portons aussi une ambition collective raisonnée

Nous souhaitons pour cela travailler sans exclusive, en bonne intelligence avec tous ceux qui partagent ces objectifs.

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