et quand Hôpital s’écrivait Hospital (entre hospitalier et hospitalité !!)


Certains « infiltrés » nous retracent, à nouveau, violemment la dure réalité de certaines structures de « soins » qui n’en n’ont que le nom. Bien que ces choses soient sues depuis longtemps, on entend encore s’offusquer quelques personnes, qui ne veulent pas ouvrir les yeux. Pourtant, ce terme de maltraitance auprès des personnes les plus démunies de notre société fait partie, depuis des années, de notre vie de soignant.

Nous pourrions profiter de ce que des milliers de français ont vu pour nous poser tous ensemble et réfléchir à nos pratiques et à leurs conditions, là où rentabilité, T2A, masse salariale…occupent la plupart du temps des décideurs. Informons-nous et formons-nous à la lutte contre le stress, l’épuisement professionnel et la démotivation du personnel soignant. Tavaillons à un mode relationnel différent, autant entre membres de l’équipe que vis-à-vis du soigné. Prenons le temps d’arrêter cette spirale infernale qui concourt à des conditions de pratique extrêmement difficiles pour le personnel qui est au plus prêt du soin. Tout ceci sera bénéfique pour les patients et les résidents, car un personnel encadré, reconnu, compris, mais aussi soutenu ne sera pas maltraitant. Par ailleurs, la motivation s’absente lorsqu’on est amené à être en décalage avec ce qui, pour nous, est essentiel dans notre pratique. Il est par conséquent profitable de se poser régulièrement quelques questions de fond concernant cet essentiel : Ma vie, mes activités sont-elles en accord avec mes valeurs et mes besoins fondamentaux ? A quoi est-ce que j’attache le plus d’importance ? Que puis-je améliorer ?

Des réajustements dans notre vie et nos conditions de pratique ainsi qu’une reprise du sens peuvent nous permettre de redevenir disponibles pour la bienveillance et ainsi lutter contre la maltraitance.

10 Novembre 2008 / Régine Clément (Vice Présidente CDOI)

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